La Maison du luthier / Musée raconte l’histoire des luthiers de Jenzat, facteurs de vielles et cornemuses, réparateurs d’accordéons, saxophones, flûtes, tambours, marchands de clarinettes, violons et mandolines en val de Sioule, au coeur du Bourbonnais. Le musée présente et conserve le patrimoine instrumental des musiques traditionnelles françaises. Il occupe l’ancienne maison de Jacques Antoine Pajot (1845-1920), située dans le quartier des facteurs de vielles de Jenzat : capitale mondiale de la vielle. Collection de vielles à roue, cornemuses et autres instruments ; collection d’outils employés par les luthiers ; atelier des vielles ; atelier des cuivres. Salle d’étude ; bornes documentaires ; auditorium avec films sur la facture et le jeu de la vielle. On fabrique des vielles à Jenzat depuis 1795.
Programmation 2026 :
En juillet et août // Les Tradimardis // 17h
Deux ou trois musiciens en répétition autour des musiques traditionnelles collectées, le mardi à 17h.
– Mardi 7 juillet : Berry par Caroline Duquesne (cornemuse, accordéon et chant) et Jean-François Chassaing (accordéon).
– Mardi 14 juillet : Montagne Bourbonnaise par Pascal Chambriard (cornemuses), Jean-François Chassaing (accordéon) et Eric Cousteix (violon).
– Mardi 21 juillet : Dauphiné et Auvergne par Zsofi Varkonyi (cabrette) et Vincent Sionneau (vielle).
– Mardi 28 juillet : Montagnes d’Auvergne par Eric Cousteix (violon) et Jean-François Chassaing (accordéon).
– Mardi 4 août : De l’Artense aux Combrailles par Eric Cousteix (violon) et Pierre Tourret (flûte).
– Mardi 11 août : Val de Sioule par Jean-Pierre Gournillat (vielle) et Jean-François Chassaing (accordéon).
Mardi 18 août : Il était une fois la chanson traditionnelle : On chante au musée avec Caroline Duquesne.
– Mardi 25 août : Bourbonnais-Auvergne : Jean-François Chassaing et Pascal Chambriard (Deux cornemuses fabriquées par Joseph Béchonnet).
En août et septembre // Cycle de Conférences // 17h
– Dimanche 9 août par Danièle Lajoumard, « La conception de la famille et le statut des femmes au Moyen Âge : exemples historiques et littéraires ».
Au Moyen-âge, la conception de la famille, le droit coutumier et les pratiques sociales en matière de mariage donnent à la femme un statut plus favorable qu’on ne le croit généralement. De nombreux exemples historiques ainsi que les textes littéraires de l’époque, comme ceux de Christine de Pizan, permettent de saisir de façon sensible et nuancée la place des femmes dans leur cadre familial et dans la société de leur temps.
– Dimanche 30 août par Bernard Coclet, « Renaissances de la bourrée ».
A partir de la pratique actuelle de la bourrée, nous remontons aux racines ou aux rhizomes de cette danse magique. Voyage au cœur de la bourrée pour interroger nos certitudes et construire nos doutes : apprécier la danse pour ce qu’elle est.
Depuis plus de 30 ans, Bernard Coclet s’interroge sur les pratiques, les sources, les représentations, l’apprentissage et la communication en danse. Créateur du Grand Bal de l’Europe à Gennetines et du groupe Crédanse, il a animé plusieurs centaines de stages, conférences, débats en France et en Europe.
– Dimanche 6 septembre par J.-F. Maxou Heintzen, « Il est défendu de jouer seul ! Musiques traditionnelles en fanfare, 1870 – 1914 ».
Après cinquante ans de règne sans partage – de la Révolution au Second Empire –, les musiciens traditionnels se voient concurrencés, remplacés par l’Orphéon triomphant. Quelle commune n’a pas sa fanfare ? Passée la défaite de Sedan, dans le contexte d’un mouvement nationaliste et revanchard – Rendez-nous l’Alsace et la Lorraine ! – les répertoires traditionnels deviennent dans l’esprit de certains, la source qui saura nous recentrer sur nos valeurs. D’ailleurs Richard Wagner, pour sa Tétralogie, ne s’est-il pas inspiré de la mythologie allemande ? Et puis ces cuivres de fanfare ont un petit air étranger – Adolphe Sax est souvent assimilé à un horrible Allemand, lui, le pacifique Belge installé à Paris. Alors les vielles et cornemuses marcheront au pas, en rang par quatre, derrière une bannière. Les codes vestimentaires, cérémoniels, réglementaires se déplacent de l’orphéon à la musique traditionnelle. Ainsi émerge, à la fin du XIX e siècle, un des modes de représentation favori du folklore naissant : le défilé.
J. F. « Maxou » Heintzen, ménétrier et historien bourbonnais, vous fera découvrir ces mutations et échanges entre musiques traditionnelles et fanfares dans les provinces du Centre de la France.
– Dimanche 13 septembre par Jean-François Chassaing, « Les luthiers facteurs de vielles en France du XVIIIe siècle à nos jours ».
Jenzat, capitale mondiale de la vielle, n’est pas l’unique foyer français de fabrication. De nombreux luthiers célèbres ou discrets ont été recensés à Paris et en province, où l’on tourne la manivelle depuis le Moyen-âge. Jean-François Chassaing, conservateur du musée, vous propose de découvrir ces luthiers de Paris, de Lorraine, de Normandie et autres régions.
– Dimanche 19 septembre par Agnès Unterberger, « Le bal Chanal au cœur des Arts et Métiers, dynamiques sociales et musicales d’un établissement populaire (Paris, 1893-1908) ».
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.
Commerçant parisien et tenancier de bal d’ascendance aveyronnaise, Léon Chanal développe son activité dans le 3e arrondissement au tournant des années 1900. Quel rôle joue cet établissement dans la vie collective et les imaginaires du quartier des Arts et Métiers ? On s’intéressera aux usages qui sont faits de ces lieux, investis par différents groupes et publics, au croisement d’une histoire sociale et politique et d’une histoire des musiques populaires, marquée par une forte extension des loisirs à la fin du XIXe siècle à Paris.
Agnès Unterberger est doctorante au Centre d’histoire sociale (CHS) des mondes contemporains, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Son projet de thèse porte sur la fabrique parisienne des musiques auvergnates entre la fin du XIXe siècle et les années 1930 (pratiques, circulations et représentations).
8 rue des luthiers
03800 JENZAT
